Présentation de NANO MÉTÉO.

Cerise sur la gâteau, non seulement elle met à notre disposition l’intégralité des ressources logicielles et matérielles d’une carte Arduino UNO, mais le boitier de son processeur permet de récupérer deux entrées analogiques de plus. OUI, oui, vous avez bien lu. Non seulement elle est plus petite, elle fait tout ce que peut proposer UNO, mais en promotion on dispose de deux lignes d’entrées de plus. Ces deux lignes ne peuvent pas fonctionner en sorties, ni en entrées binaires. Elles sont uniquement configurées en entrées analogiques, mais rien n’interdit de réserver les six entrées classiques pour du fonctionnement binaire si on le désire.
J’ai donc estimé que ne pas vous en parler était comme botter en touche, alors on recommence. Le but de ce dernier volet n’est plus d’apprendre le langage C++, mais uniquement de mettre en service cette petite carte dans une application ludique pour en démontrer les aptitudes opérationnelles.

Un peu de palable préambulesque.

Ajouté à la saga sur le mesurage, alors qu’il n’était absolument pas prévu, ce dernier volet ne vise plus à apprendre certaines finesses du langage C++ d’Arduino. Son seul but : Vous fournir un prétexte « grand public » pour concrétiser une application ludique utilisant un clone de ces minuscules cartes Nano Arduino. Résolument tourné vers la simplicité, nous allons réinvestir les développements relatifs à la mesure de la température et de l’hygrométrie abordés en détails lors de l’utilisation de l’ENREGISTREUR À DEUX VOIES.
Tous les marins savent qu’à bord de leur bateau il vaut mieux avoir un baromètre qu’un thermomètre pour anticiper l’arrivée d’un « coup de tabac ». Si vous préférez, une installation qui se targue du titre « Météo » doit au minimum être capable de fournir la valeur de la pression atmosphérique.
Outre la mesure de la température et celle de l’humidité de l’air, notre petit appareil va donc inclure un BAROMÈTRE et bien entendu UNE SENTINELLE pour nous réveiller la nuit !
Savez-vous que depuis les débuts de l’aviation, pour mesurer leur altitude les pilotes utilisent un … baromètre ? Le concept est assez simple. Tous les physiciens savent que la pression de l’air résulte du poids de l’atmosphère située au dessus. Donc, quand on s’élève, « au dessus » il y en a de moins en moins. Par voie de conséquences, la pression environnante diminue. Si l’on établit la courbe d’évolution de la pression en fonction de la hauteur, réciproquement, avec la valeur barométrique on peut en déduire l’altitude. Génial de simplicité non ? Comme la petite station météo sera conçue pour présenter de toutes petites dimensions, pourquoi ne pas prévoir la fonction ALTIMÈTRE pour agrémenter vos promenades pédestres et ainsi évaluer les dénivelés gravis avec courage quand il fait très très chaud et qu’il n’y a pas d’arbre pour vous protéger ?
C’est décidé, notre NANO STATION MÉTÉO sera également un altimètre.
Certainement pas ! Contrairement à l’exclamation « Génial de simplicité non ? », mesurer une altitude reste d’une complexité phénoménale. Vous savez tous que le Mont Blanc culmine à 4807m. Ben oui, c’est à l’école primaire que l’on apprend ça. Mais … mesurée par rapport à quoi ? L’Instituteur se garde bien de le préciser. Sans entrer dans les détails, c’est par rapport à la mer la plus proche qui sert de référence, donc la Méditerranée lorsqu’elle est au niveau moyen de la marée et que l’atmosphère est standard etc etc etc. Et oui, la pression atmosphérique pèse sur l’eau. Plus la pression est élevée, plus elle fait descendre le niveau. S’il y a une dépression, c’est l’inverse, le niveau de la mer monte. Bref, mesurer une altitude n’a rien d’anodin. Par ailleurs, un pilote en fonction des phases du vol changera le mode d’utilisation de son altimètre. Pour se poser, il préfèrera connaitre la HAUTEUR par rapport à la piste, alors que durant le vol près du relief il vaudra mieux connaitre l’altitude, pour la comparer à celle des sommets situés dans les environs.
(Non, pas question ici d’ajouter le mode STANDARD, ce n’est pas un cours de pilotage !)
Bien que notre « jouet » soit capable d’afficher correctement une altitude, il n’est absolument pas agréé pour le pilotage d’un aéronef. Donc pas question de vous en servir pour faire du vol sans visibilité ou poser la Navette. Considérez-le que comme un gadget pour randonneur, rien de plus.

Présentation sommaire.

Regardant la Fig.2 sans attention particulière, on a la furieuse impression d’observer PICOLAB. Le coffret est réalisé avec des dimensions strictement identiques à celle du petit laboratoire pour des raisons esthétiques et d’homogénéité. On retrouve le petit clavier en 3 (Fig.3) qui supporte également trois petites LED de service. (Ces dernières ne protègent plus des entrés, mais complètent l’exploitation du clavier et celle du centre en rouge est relative à la SENTINELLE.)

x
– Hé bé Totoche, c’est vraiment pas la peine d’utiliser un MICRONANOPICOtrucmachin qui oblige à lire la notice en chinois pour
x   finalement faire aussi grand !

– Aussi grand mais … avec un truc qui tourne en plus, comme les nuages autour d’une dépression, que le baromètre il en prend
x   le tournis.

Effectivement, c’est précisément la taille réduite du NANO Arduino en 1 qui permet de « tenir » les dimensions tout en intégrant le capteur rotatif 5, qui, nous l’avons constaté avec PICOSYNTHÉ, octroie à l’appareil qui l’utilise un agrément d’utilisation incontestable. Du reste, à l’usage vous allez découvrir qu’arriver à conserver des dimensions totalement équivalentes à celle du laboratoire confine à un réel défi. Avant de vous engager à faire aussi réduit, vérifiez bien la faisabilité de l’entreprise par rapport à vos méthodes habituelles de « fabrication ».
En 4 sont visibles les deux capteurs amovibles dont le support est enfiché sur un connecteur orienté vers l’arrière de l’appareil. Contrairement à ce que l’on observe sur la Fig.2 le capot de protection de ces capteurs n’est pas en place, la station météo étant en cours de réalisation. Nous verrons plus avant que ces capteurs peuvent être déportés loin de la station quand cette dernière est utilisée pour mesurer les paramètres météorologiques. Par contre, emportée dans le sac à dos pour mesurer des dénivelés, le petit appareil doit être compact. Dans ce cas, les capteurs sont enfichés directement en face arrière comme sur la Fig.3 sur laquelle en 6 on distingue les deux trous de fixation du petit protecteur. Notez pour conclure cette présentation rapide, qu’en 2 se trouve un inverseur à bascule à deux positions et rappel central. Sa présence facilite considérablement l’utilisation, car avec les seuls boutons poussoir du clavier, l’organisation des protocoles d’exploitation aurait été scabreuse et configurer ou interroger notre petite grenouille informatique infiniment moins agréable. Loger cet inverseur en « face avant » est un impératif pour conserver les dimensions du boitier.

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