Allons faire nos emplettes.

Directement impacté par la nature, les dimensions et les caractéristiques des éléments que nous allons nous procurer, c’est la première phase pour laquelle il vaut mieux ne pas s’égarer. Heureusement pour nous, la totalité des éléments à approvisionner est très courante et vous n’aurez strictement aucune difficulté à acquérir des équivalents.
Naturellement, la pièce maîtresse, le cœur du système, réside dans le relais statique. Il s’agit de la référence JGX-1505FB. Proposez ce mot clef à un quelconque moteur de recherche, et vous serez en possession d’une kyrielle de liens possibles pour acheter ce « SOLID STATE RELAY ».
Pour ma part, j’ai commandé la version D-38Z40 qui peut conduire jusqu’à 40 ampères commutées sous 380V». Toutefois, dans mon projet on ne dépassera pas les 16A. De ce fait, c’est du gaspillage. Si c’était à refaire, un D-38Z20 qui peut déjà commuter 20A et serait plus adapté car moins onéreux.

Pour le dissipateur thermique, ne pas hésiter à choisir un modèle de radiateur largement dimensionné, c’est du reste ce composant qui va globalement imposer l’encombrement extérieur du coffret. Le modèle adopté sur le prototype ressemble à celui de la Fig.8 mais en plus grand, car prévu pour recevoir deux éléments de type TO3 il est plus long, plus large et comporte deux couples d’ailettes de refroidissement en plus. Il mesure 120 x 70 x 30 millimètres, je crois qu’il vaut mieux ne pas prendre plus petit ce qui vous obligerait à compléter la dissipation de chaleur par un ventilateur. Vous seriez perdant en volume  occupé par l’interface et pénalisé par un coût supérieur. Prendre plus grand ne peut s’avérer que plus efficace, mais l’encombrement augmente …

Choisir des prises secteur femelles prévues pour se monter sur des châssis et non s’encastrer dans les murs. Les modèles foisonnent dans les magasins de bricolage. Pour garantir la fiabilité sélectionner des références pouvant laisser passer un courant de 16A, c’est du reste un standard qui se généralise. Mon dévolu c’est porté sur celle montrée sur la Fig.9 dont je n’utilise que la partie active A pour des raisons évidentes d’encombrement. Ces prises présentent une esthétique légèrement curvilignes qui me convient très bien, elles sont mécaniquement « propres », et pour couronner le tout, elles étaient dans les bacs les moins onéreux du magasin : Pas d’hésitation.

Impossible en revanche de trouver l’équivalent en genre mâle, et c’est bien dommage. Il faut donc se rabattre sur les fiches électriques prévues pour constituer des rallonges secteur. Après bien des hésitations, le vote final a élu un modèle en caoutchouc rigide dont les formes du corps compliquent singulièrement son immobilisation dans le boîtier, avec comme critère de décision la faculté de l’insérer par l’intérieur avec un débordement externe suffisant.

Je désirais pouvoir y introduire la fiche d’une rallonge secteur de sécurité sans que la périphérie de recouvrement ne talonne contre la cloison du boîtier. À mon sens cette condition est primordiale pour avoir la certitude que les broches femelles qui amènent le courant soient entièrement enchâssées sur celles de la prise mâle de l’interface. Cette condition d’utilisation est impérative pour pouvoir « passer » en toute sécurité le courant maximal de 16A. La Fig.10 va nous permettre de passer en revue une foule de détails significatifs. En 6 la prise mâle dépasse largement de la face arrière 4. Cette caractéristique s’est avérée décisive pour le choix de cet élément. Ainsi, quand on insérera une rallonge secteur de sécurité, (C’est à dire avec des fiches dont les éléments sont très épais.) action symbolisée par la flèche jaune 3, la face plane de la fiche femelle ne viendra pas en contact avec 4 certifiant un contact électrique nominal avec les broches 5. Le coffret s’ouvre sur le dessus, la plaque de fermeture 2 étant immobilisée par les vis 1. La ventilation naturelle du dissipateur est favorisée par des orifices 14 pratiqués sur toutes les faces sauf celle recevant les fusibles et servant à immobiliser 6. Pour que les trous d’aération pratiqués sur la semelle puissent servir efficacement, l’ensemble est surélevé par des tampons de caoutchouc 11 présentant une hauteur notable. En 12 et 13 on retrouve les petites prises pour fiche banane miniatures qui relieront l’interface au microcontrôleur de pilotage. Initialement la diode électroluminescente DV visible en 9 n’avait pas été envisagée. Pour la placer à proximité des bornes de liaison 12 et 13, l’arrière 4 a été modifié pour rapporter en interne le support 8 immobilisé par les petits boulons ØM3 dont on voit les vis en 7 et 10.

Enfin, pour clore ce chapitre relatif aux approvisionnements, les supports pour fusibles sont des modèles conçus pour s’intégrer dans des châssis. La photographie en gros plan de la Fig.11 les montre vus de l’intérieur du coffret avant d’avoir effectué le câblage. Choisir impérativement des modèles qui peuvent accepter 16 ampères. Les « barbouillages » rouges sont réalisés avec du vernis à ongles. En tartiner copieusement comme sur la Fig.11 engendre un freinage « définitif » des écrous d’immobilisation. Nous avons tous les éléments à assembler, il ne reste plus qu’à prévoir un beau boîtier et passer au câblage.

La suite est ici.

 

 

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