Préparation des éléments, et assemblage du coffret.

Concevoir, c’est obligatoirement prendre le risque de se tromper. Les conséquences d’une erreur commise et détectée trop tard peuvent enliser définitivement un projet si la déconvenue s’avère trop brutale. Je n’insisterai jamais assez sur la nécessité impérieuse de bien penser le projet avant de commencer à concrétiser. Ne pas se précipiter sous l’influence insidieuse de l’enthousiasme, prendre le temps pour analyser tous les aspects importants et en particulier :
• Une belle boite, esthétique et proportionnée dans ses formes.
• Encombrement optimisé pour des raisons évidentes de commodité d’usage.
• Disposer les prises, les douilles, les fusibles pour l’aspect visuel, sans toutefois oublier la qualité opérationnelle qui sera directement fonction de leur répartition sur la périphérie du coffret.
• Pouvoir facilement intégrer, et plus tard en maintenance déposer, n’importe quel élément.
• Prévoir une distribution interne qui facilitera le câblage et les soudures.
• Passer impérativement en revue l’intégralité de ces aspects par des vérifications sérieuses effectuées sur des dessins réalisés proprement et à l’échelle unitaire. PRIMORDIAL !

Les dimensions globales du coffret.

Optant pour un produit commercial, vous aurez certainement moins de latitude qui si vous vous engagez dans une réalisation 100% personnelle. Vous disposerez facilement du contenant global, mais en contre-partie percer les trous sera moins commode. Dans tous les cas, version locale ou acquisition commerciale, vous n’économiserez pas l’étude de base et les dessins réalisés rigoureusement à l’échelle. Ces épures initiales permettent en découpant les éléments électriques dans du papier, de vérifier matériellement les emplacements, la façon de les insérer et surtout le passage des outils. (Tournevis, clefs diverses, fer à souder etc.)

Compte tenu des caractéristiques des divers éléments approvisionnés, en particulier celles du dissipateur thermique, une optimisation réfléchie aboutit aux dimensions dont la Fig.19 précise les cotes principales. Notez que certaines de ces dernières seraient facilement déductibles en tenant compte du fait que le couvercle présente une épaisseur de 3mm et la semelle le double. Semelle et couvercle dépassent tout le tour d’un millimètre environ, facilitant le collage et améliorant l’esthétique de l’ensemble. Je doute qu’il soit possible de faire bien plus réduit sans provoquer de réels problèmes d’intégration des composants. Du reste, avec cet encombrement le câblage devra se faire dans un ordre précis avec préparation initiales des éléments à intégrer. (Voir la suite.) Comme les éléments que vous aurez approvisionné seront probablement différents des miens, pour la répartition précise il vous faudra étudier les cotes critiques et les emplacements. Hé oui … des dessins !

Préparation des divers éléments pour assembler le coffret.

Quelques photographies associées à de petites remarques seront bien plus parlantes que de longs développements verbeux et indigestes. Nous allons dans ce chapitre passer en revue les éléments et paramètres pointilleux. Quand l’interface alimente à forte puissance un appareil électrique, le relai monte en température. Stabilisée par le radiateur, cette dernière reste raisonnable. Dans le pire des cas rencontré lors des essais, on peut placer la main sur le radiateur. Néanmoins, la matière thermo plastique n’est en général pas friande de chaleur. Pour ne pas que le dissipateur ne soit directement en contact avec le boîtier en polystyrène choc, comme montré sur la Fig.20 il en est écarté par des entretoises en nylon aptes à supporter de fortes températures. Par ailleurs, le volume d’air emprisonné

entre la semelle et le radiateur sera favorable à une ventilation naturelle par convection. Pour assurer une portée franche et correcte des vis ØM3, une rondelle plate large est placée entre leur tête et la semelle qui sur la Fig.20 est en cours d’élaboration. La zone centrale n’a pas encore tous les trous d’aération, car un éventuel petit circuit imprimé était envisagé. Comme un amplificateur à base de transistor s’est avéré totalement inutile, l’idée a été abandonnée, et l’aération complétée.

La suite est ici.

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