Réalisation pratique du coffret.

Bien qu’il soit commode d’utiliser des coffrets du commerce, personnellement je préfère de loin réaliser entièrement mes propres boîtiers. L’avantage incontestable réside dans le fait qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Traduisez : On peut faire exactement ce qui correspond à nos désirs, et en particulier optimiser les formes et les dimensions. Ma technique étant aisément abordable par tout un chacun, autant en faire profiter la collectivité. Le matériau miracle pour confectionner mes réalisations est connu sous le vocable de polystyrène choc.

Nombreux sont les didacticiels déjà publiées sous mon pseudonyme « Nulentout » qui, décrivant des appareils électroniques, informatiques, astronomiques, détaillent mes méthodes d’usinage. Il serait commode d’indiquer ici les liens et faire référence aux chapitres concernés. Pour vous éviter des allées et venues sur la toile, j’ai pensé plus convivial de copier honteusement les chapitres relatif au travail de ce merveilleux matériau qu’est le polystyrène choc.
Commencez par lire les informations données dans la page suivante et vous aurez en main la marche à suivre pour créer toutes les merveilles issues de votre imagination.

Technique générale d’assemblage.

Façonner avec soin et précision les divers éléments à réunir pour construire l’ensemble sera un garant de qualité. Prendre son temps, vérifier les dimensions et la géométrie, ne pas se précipiter. Percer et réaliser si possible l’intégralité des trous et des orifices sur les éléments individuels, c’est tellement plus commode que lorsque le coffret est entièrement assemblé. D’une manière générale, la médiocrité d’une réalisation quelconque est directement impactée par son élément le plus faible. Ou si vous préférez, quand vous adoptez un niveau de qualité, tous les aspects du projet doivent présenter une valeur analogue. Bref, il faut tracer sur toutes les pièces à assembler la position précise des éléments qui viennent en contact. Pour ma part tous les repérages sont réalisés avec des feutres classiques du commerce. Quand les ensembles sont achevés, j’efface tous les traits avec de l’alcool ménager qui me sert également à nettoyer les pièces avant soudage ou avant peinture. Une petite équerre métallique me semble indispensable pour vérifier les perpendicularités un peu partout. Vous préparez tout le matériel dans un local bien aéré, sans oublier un support quelconque pour poser le pinceau qui sert à appliquer le diluant sur les zones à souder.

Consultant avec attention le dessin de l’ensemble, vous déterminez les tranches ou les surfaces à souder. Vous mouillez avec le diluant. Vous appliquez fortement la pièce sur les zones mouillées. La prise est immédiate, mais si le local n’est pas trop chaud, vous disposez d’un temps largement suffisant pour assembler et positionner sept ou huit pièces. Puis, avant que l’ensemble ne soit définitivement solidifié, vous repassez tout en revue pour parfaire la géométrie : Les diverses cotes de positionnement, les orientations relatives, les équerrages …
Toujours partir de dessins rigoureux réalisés à l’échelle unitaire pour façonner les divers éléments, après avoir tracé un dessin d’ensemble précis pour s’assurer que l’intégration des éléments et leur câblage ne sera pas une corvée sans nom. Méfiez-vous, certaines pièces ne sont pas symétriques, placer à gauche celle de droite engendrera à coup sûr une difficulté. Ceci dit, pas de panique. Si vous constatez une erreur inacceptable alors que l’ensemble est solidifié depuis deux jours, et que les éléments sont soudés entre eux par la tranche, en forçant un peu avec un cutter rigide on arrive à désolidariser sans détruire. Beaucoup d’erreurs seront pardonnées … heureusement, car souvent mes prototypes souffrent leurs lots de maladresses …

Technique d’assemblage pour deux plaques soudées en surface.

Souder sur la tranche sera une opération très facile. Mais si deux éléments sont collés à plat l’un sur l’autre par toute une surface, (Comme la semelle du coffret par exemple.) la technique est un peu plus délicate, et je vous invite fortement à expérimenter sur des « chutes inutilisables ». Voici comment je procède personnellement pour assembler deux plaques en surface :
1) Je trace les repères de positionnement sur les deux éléments.
2) La pièce de réception est placée à plat sur l’établi, zone à coller vers le haut. Sous cette dernière un grand carton propre est disposé, pour pouvoir presser fortement les deux éléments l’un sur l’autre sans abîmer celui de dessous. (Un carton, un catalogue publicitaire etc.)
3) La pièce à souder est retournée, zone commune à mouiller bien repérée vers le haut.
4) On ouvre un bocal dédié rempli avec du diluant. (Tremper le pinceau dans la bouteille n’est pas du tout commode, car on ne voit pas le niveau du fluide.)
5) On mouille un petit pinceau si on soude sur tranche, un plus gros si on colle face contre face.
6) On étale proprement le juste ce qu’il faut sur la surface à « dissoudre » et l’on pose le pinceau.
7) On place provisoirement l’élément complémentaire sur la pièce de réception. Inutile de soigner pour le moment car les pièces au pressage vont glisser.
8) Sans tarder on presse fortement les deux pièces dans l’étau, muni des cornières (Pour élargir les mords.)  et de mordaches de protection.
(Inexorablement les deux éléments se décalent un peu.)
9) Immédiatement on les aligne et on les positionnements correctement par glissement plan sur plan entre les deux surfaces soudées. Il faut forcer pas mal,
car le serrage à l’étau a déjà bien solidarisé les deux éléments. Pièces bien alignées, on peu souffler, car plat sur plat constitue une opération qui mérite de s’entraîner sur des « pièces poubelle », vu que le réalignement n’est pas très aisé.

La suite est ici.

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