Nouvelle architecture matérielle.

Définir le matériel : L’omni sempiternel recommencement.

Éternelle ritournelle, quand les premières expérimentations ont démontré la possibilité d’utiliser les composants fondamentaux d’un projet, on doit impérativement déterminer l’aspect matériel du prototype relativement à son apparence esthétique et notamment du point de vue de la qualité opérationnelle. En particulier ses dimensions, ses systèmes de visualisation et surtout les différents boutons et commutateurs qui vont encombrer la façade de l’appareil. Il est clair que le petit programme P06_GENERATEUR_40MHz.ino n’est vraiment pas convivial à utiliser. Reprenant les concepts de PICOLAB, seulement deux boutons poussoir sont employés. FC+ court change la valeur de la fréquence, et FC+ long inverse le sens de variation. FC- court augmente le PAS d’un facteur de 10 avec recyclage à 1 arrivé à 10MHz. Pour son compte, FC- long initialise le PAS à 1 et la fréquence générée à 1000Hz. Avec seulement deux boutons on peut programmer n’importe quelle fréquence dans la plage du synthétiseur, mais au prix d’une gymnastique mentale assez indigeste. Il faut impérativement trouver mieux.

NOTES : Cette version du logiciel intègre un BUZZER qui branché sur D9 prévient l’opérateur par un BIP sonore quand on butte sur une limite de fréquence, ou lorsque la valeur du PAS est recyclée à 1. Par ailleurs, il a été décidé de couvrir l’intégralité de la plage de fréquences possible de l’AD9850, la justification en est donnée dans le chapitre « violet » donné ci-dessous :

Pour ceux qui n’ont pas de récepteur radio Ondes Courtes :
Augmenter la fréquence limite la plus haute à 60MHz est un changement de stratégie qui après diverses expérimentations s’avère pertinent pour deux raisons. La première résulte du fait qu’il n’est pas très logique de brider la performance d’un composant sous prétexte que l’on manque d’appareils de mesures pour  la vérifier. La deuxième justification résulte dans la possibilité d’évaluer le calibrage de la constante 34.3598, alors que peu de lecteurs possèdent un fréquencemètre « étalon » ou un récepteur radio que l’on peut syntoniser sur ondes courtes. Le signal « carré » disponible sur les sorties binaires rayonne une quantité considérable d’harmoniques comme déjà mentionné. On peut par exemple ajuster la fréquence à 50MHz. L’harmonique 2 fait 100MHz et se trouve dans la plage de réception de tous les récepteur radio « désignés » par le vocable « modulation de fréquence ». En éloignant à la bonne distance le synthétiseur, il sera possible de détecteur cette harmonique qui interfère avec la réception du poste F.M. Ainsi, vous pouvez vérifier le calibrage du générateur. Une mesure « fine » consiste à choisir une station dont on connait bien la fréquence. Par exemple 107.7 bien connu des automobilistes. Caler le générateur sur la moitié, soit 53,85MHz. L’interférence vous renseignera sur l’écart de fréquence dont est affecté l’AD9850 et vous aidera à trouver la valeur du coefficient correcteur.

Définir les technologies utilisées pour manipuler le générateur H.F.

Cette phase dans le développement d’un projet est primordiale, car elle conditionne l’avenir du « produit ». Il ne faut pas se tromper à ce stade, car revenir en arrière ou changer de stratégie aura des conséquences « sévères ». Il faudra commander de nouveaux composants, revoir entièrement le logiciel avec probablement une remise en cause sérieuse du boitier. Investir dans des essais nombreux impliquant des matériels différents et des approches variées n’est absolument pas du temps perdu, c’est un préalable prioritaire. Les chapitres qui suivent résultent de nombreuses tentatives ayant abouti à des fortunes diverses. Vous bénéficiez directement d’un « raccourci » qui d’emblée vous livre une solution considérée comme très opérationnelle, et ce d’autant plus qu’elle privilégie un faible encombrement. Dans cet ordre d’idée l’exploitation d’un petit clavier miniature à douze touches donnait pleinement satisfaction au point de vue ergonomique. Mais il présentait des dimensions qui ne permettent pas la compacité de la solution retenue. Par ailleurs, les touches anonymes constituent une barrière sérieuse à la convivialité. Montré ci-contre, la nouveauté, qui diffère totalement avec les solutions déjà expérimentées dans les projets précédents, réside dans l’utilisation d’un capteur rotatif de type codeur binaire. Sans limite d’amplitude dans ses mouvements angulaires il permet une exploitation très agréable et « naturelle » du synthétiseur de fréquences.

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